Séjour en Maurienne 2021

Ecrit par Benjamin Hennon 12 juil. 2021 2
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Pour la troisème année d'affilée, en route pour la Maurienne pour mon escapade annuelle "vélo en montagne".
Je garde les bonnes habitudes et je réserve mon logement à Saint-Jean, chambre d'hôtes "Chez Dom", que je recommande vivement d'ailleurs ;-)

J'arrive le jeudi en fin d'après-midi et, comme prévu, il pleut. Pas d'inquiétude, il semble que je vais avoir beaucoup de chance: après une semaine de pluie, la météo annonce 3 jours de soleil...

Le vendredi matin, un peu de brume, mais surtout... du soleil ! Départ tranquille un peu avant 9h, l'occasion de voir passer le peloton de la Trilogie de Maurienne, une super organisation, que je connais bien pour y avoir participé en 2019 et 2020 (je recommande aussi ;-) ). 
Pour ce premier jour, j'ai préparé un itinéraire pour découvrir des ascensions méconnues entre Saint-Jean et Saint-Michel de Maurienne : les cols du Sapey, de Beau Plan et d'Albanne.
Ces montées sont probablement éclipsées par les illustres cols voisins que sont la Madeleine, la Croix de Fer ou le Galibier pour ne citer que ceux la.
Et pourtant, elles valent le détour!
Je vais passer la journée sur des petites routes, calmes, en pleine nature, avec des paysages à couper le souffle!
Le col du Sapey offre des vues magnifiques sur les aiguilles d'Arves et la vallée de l'Arvan, avec notamment la station de La Toussuire.

 


Le col de Beau Plan se fait avec le pic rocheux du Télégraphe en toile de fond.


 

Le col d'Albanne est un peu plus forestier, mais à l'approche du sommet c'est splendide, avec une belle vue sur la route qui relie le Télégraphe à Valloire.

Côté sportif, le col du Sapey est un petit costaud, environ 10km avec des passages entre 15 et 20 % dans les 2 derniers kilomètres!
Le col de Beau plan est plus régulier et roulant, comptez tout de même 10km à 7%. La performance aura été de ne pas crever vu le gravillonnage effectué peu avant.
Enfin, le col d'Albanne mérite son classement HC, avec près de 15km et certains passages bien difficiles.

Comme c'est le premier jour, les jambes sont bonnes, le soleil brille, peu de circulation, vues magnifiques... Bref je profite un max! 
Régulier dans les montées, je reste bien prudent dans les descentes, les routes sont étroites et c'est aussi le moment de s'arrêter faire des photos... [Tourist mode = on]


Les kilomètres et le dénivelé défilent, je me permet même une erreur de parcours près de Saint-Michel [CCH mode = on] avant d'attaquer la dernière ascension.
Comme prévu, je faiblis un peu d'autant que le soleil tape très fort dans les premiers kilomètres, il fait très chaud. 
La petite route forestière vers Albanne que je voulais prendre est fermée pour travaux, je passe donc par la station des Karellis, c'est un peu long et quand même assez moche ces "stations bétons" (peut-être les mêmes architectes qu'à la mer du nord ?). 
Le final par contre est magnifique, j'arrive bien content au panneau du col, je pousse encore 3 kilomètres pour atteindre le lac de Pramol, c'est splendide.

 

Mission accomplie, une super journée, il me reste à redescendre à Saint-Jean, l'occasion de tourner les jambes et récupérer un peu, en pensant déjà à l'après-midi au bord de la piscine.

https://www.relive.cc/view/vPv4GzQeX3q

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Le samedi matin, je me lève un peu plus tôt, car je prend la voiture pour remonter la vallée en direction de la Haute Maurienne.
Je me gare à Lanslebourg-Mont-Cenis, avec au programme deux ascensions en aller-retour: le col de l'Iseran puis le col du Mont-Cenis.

J'ai ~30 kilomètres pour atteindre le sommet de l'Iseran. D'abord une longue approche jusque Bonneval-sur-Arc (déjà à presque 2000m d'altitude), ensuite l'ascension proprement dite, jusqu'au sommet à 2770m!
La première partie débute tout de suite avec le col de la Madeleine. Ce n'est pas le célèbre col qui se trouve plus bas dans la vallée mais tout de même, 4km à 7-8%, à froid, c'est vraiment pas l'idéal pour un gros diesel comme moi... Heureusement la suite est plus simple, avec une alternance de faux-plat montants-descendants.
Je profite de la vue, les sommets avoisinant sont aux alentours des 3000m, avec de la neige et des glaciers sur certains.
Le soleil est bien la, mais la température n'est pas très élevée, je ne regrette pas la sous-couche ni les manchettes.

Arrivé à Bonneval sur Arc, j'attaque le plat de résistance. La pente est régulière et assez difficile entre 8 et 10%. Il y a quand même 2 replats qui découpent l'ascension en 3 parties de 3-4 km chacune. Donc ça passe bien. Je vais quand même avoir du mal dans les 2 derniers kilomètres avec des sensations bizarres. 
Le cardio est la où je l'attendais, mais par contre, ça cogne très fort, c'est un peu déstabilisant, probablement les effets de l'altitude...
Du coup je termine à mon aise, je prend même le temps de faire "la meilleure tête possible" pour le photographe placé dans le dernier virage.


Au sommet, je prend un peu de temps pour récupérer et encourager les participants à un trail qui semble être une ascension brute du col. Bravo à eux, ça m'impressionne.

Par contre il fait assez froid, donc je me lance dans la descente, vertigineuse dans certaines portions, mais globalement bien agréable.

 

Petit stop à la voiture pour recharger les gourdes puis j'attaque l'ascension du col du Mont-Cenis.
C'est un peu un 2000m cadeau car il n'y a "que" 10km à 7%. Pour la même altitude que la Madeleine ou la Croix de Fer, c'est quand même beaucoup plus court.
L'ascension se passe bien, c'est très régulier et roulant, jusqu'à 3km du sommet, ou je vais être exposé à un gros gros vent, ça devient un peu pénible, je vais perdre mon rythme et mes jambes.
Mais ça vaut la peine, car la vue au sommet est vraiment sympa, avec le lac artificiel du Mont-Cenis qui est magnifique.


Je vais encore pousser jusqu'au col du petit Mont-Cenis, l'occasion de m'enfoncer dans les alpages sur une mini route, toujours sympa.

Le retour est rapide, la route est large et pas très technique. 
Je reste quand même prudent car il y a beaucoup de circulation. Je croise plusieurs motards qui n'hésitent pas à faire l'intérieur des virages sans se soucier de ce qui vient en face...

De retour à la voiture, je savoure cette belle journée en haute altitude, même si je me sens bien fatigué.
La météo m'avait empêché de la faire l'an dernier, je suis donc très content de l'avoir fait sous un grand soleil.

https://www.relive.cc/view/vrqo81wAVyv

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Dimanche matin, je me lève hésitant, la grosse fatigue ressentie la veille me fait hésiter sur le parcours du jour.
Je suis inscrit à la dernière journée de la Trilogie de Maurienne et je prévoyais l'enchaînement Glandon/Croix de Fer - Mollard - La Toussuire.
D'expérience, je sais que le J3 est toujours un peu plus difficile et je n'ai pas envie que ma dernière journée tourne en galère, je décide donc de me rabattre sur le petit parcours.
Exit le Glandon, ce sera 2300m de D au lieu des 3100m prévus. 
En plus, je vais avoir droit à la montée d'Albiez Montrond, que je connais bien et que j'aime beaucoup: une ascension de 16km en 2 parties. D'abord 12km réguliers avec environ 40 lacets, ça tourne tout le temps, j'adore. Ensuite la vue s'ouvre sur les aiguilles d'Arves, c'est magnifique et on enchaîne les bosses/replats, c'est très varié.

 

Comme chaque fois, le départ se fait à bloc, même si c'est un peu plus raisonnable sur le petit parcours. Je vais quand même reculer dans les quelques kilomètres de vallée, pour attaquer l'ascension en avant dernière position.
Dès les premières pentes, c'est la surprise: le rythme est bon, le cardio bas et ça tourne nickel, je me rend compte que j'ai des jambes de feu... 
J'ai du mal à y croire et je regrette un peu d'avoir changé de distance. Du coup je décide d'y aller sans trop réfléchir, après tout c'est pas trop long, autant en profiter.
Pendant toute l'ascension je vais dépasser des concurrents, c'est vraiment agréable, j'ai pas l'habitude.
Arrivé au sommet, je ne traine pas au ravito et je me lance dans la descente vers Saint-Jean. Elle est technique avec une route en mauvais état, mais comme je la connais bien, ça passe et je ne perd que 2 places dans la descente. Décidément c'est une bien bonne journée.
Il me reste alors la montée vers La Toussuire, c'est long (18km) mais pas trop dur (6,2%). J'ai toujours des bonnes sensations donc je reprend un bon rythme. Le passage de la carrière est très chaud, en plein soleil, mais ça passe. Les villages et les kilomètres s'enchaînent, c'est très joli. A la sortie du Corbier je sens que je faiblis, mais il ne reste que quelques kilomètres donc je vais pouvoir finir sans problème.
Je profite de l'ambiance à l'arrivée et je suis un peu euphorique de la super journée que je viens de passer.

Qui a le plus beau maillot ? wink


Les stats confirmeront mes impressions, avec ~7 et 10min d'amélioration sur les ascensions du jour, par rapport à mes temps des années précédentes. J'ai un peu du mal à y croire...

Je profite un max de la descente vers le point de départ (c'est déjà la fin ) en pensant à ce que je vais pouvoir manger, après 3 jours où j'ai fait bien attention à tout.
Ce sera la tartiflette offerte par l'organisation, où je choisirai (évidemment) le saucisson comme petit cadeau...

https://www.relive.cc/view/vXvLdewxg7v

Le lundi matin, départ pour la maison, sous une fine pluie qui est annoncée pour la semaine...
J'aurai eu de la change avec la météo et passé 3 supers journées sur le vélo, tout s'est bien mis, le weekend parfait !

  • Julien De Nève

    Mercredi 22 septembre 2021

    Super Ben, faut vraiment organiser une semaine CCH à la montagne !!!

  • Vincent Racelle

    Mercredi 22 septembre 2021

    Tout bon ça Benja, on te piquera quelques itinéraires l'an prochain :)

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